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# Posté le lundi 14 septembre 2009 07:13

Modifié le mardi 03 novembre 2009 13:16

moi

moi
TENEBRES

... Une âme étrangement dans les choses tressaille,
Murmure ou craquement, qu'on ne définit point.
Tout dort ; on n'entend plus, même de loin en loin,
Quelque pas décroissant le long de la muraille.

Pâle, j'écoute au bord du silence béant.
La nuit autour de moi, muette et sépulcrale,
S'ouvre comme une haute et sombre cathédrale
Où le bruit de mes pas fait sonner du néant.

J'écoute, et la sueur coule à ma tempe blême,
Car dans l'ombre une main spectrale m'a tendu
Un funèbre miroir où je vois, confondu,
Monter vers moi du fond mon image elle-même.

Et peu à peu j'éprouve à me dévisager
Comme une inexprimable et poignante souffrance,
Tant je me sens lointain, tant ma propre apparence
Me semble en cet instant celle d'un étranger.

Ma vie est là pourtant, très exacte et très vraie,
Harnais quotidien, sonnailles de grelots,
Comédie et roman, faux rires, faux sanglots,
Et cette herbe des sens folle, comme l'ivraie...

Et tout s'avère alors si piteux et si vain,
Tant de mensonge éclate au rôle que j'accepte,
Que le dégoût me prend d'être ce pître inepte
Et de recommencer la parade demain !

Les heures de la nuit sont lentes et funèbres.
L'angoisse comme un drap mouillé colle à ma chair ;
Et ma pensée, ainsi qu'un vaisseau sous l'éclair,
Roule, désemparée, au large des ténèbres.

De mortelles vapeurs assiègent mon cerveau...
Une vieille en cheveux qui rôde dans des tombes
Ricane en égorgeant lentement des colombes ;
Et sa main de squelette agrippe mon manteau...

Cloué par un couteau, mon coeur bat, mon sang coule...
Et c'est un tribunal au fond d'un souterrain,
Où trois juges, devant une table d'airain,
Siègent, portant chacun une rouge cagoule.

Et mon âme à genoux, devant leur trinité,
Râle, en claquant des dents, ses hontes, sa misère.
Et leur voix n'a plus rien des pitiés de la terre,
Et les trous de leurs yeux sont pleins d'éternité.

# Posté le vendredi 10 juillet 2009 13:39

Modifié le mardi 03 novembre 2009 13:16

GOTHIC

SIMPLEMENT MAGNIFIQUE!!!!!

# Posté le vendredi 25 septembre 2009 13:40

Modifié le samedi 03 octobre 2009 07:15

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LES DEUX LOUP
L'homme est parfois cruel, ressent de la colère
Quand une autre personne est injuste avec lui
Tel un hurlement sourd que l'on se doit de taire
Car il n'est jamais bon d'agir en ennemi.

Il ressent de la haine et n'a pas de regret,
Il s'épuise c'est tout, sans blesser l'âme amie,
Un peu comme un poison qu'on aurait avalé
Avec l'affreux désir de prendre une autre vie.

Nous avons tous deux loups, au plus profond de nous
Qui régissent nos vies, nos désirs, notre éthique.
Ils s'opposent sans cesse, au pire, nous rendent fous,
A chacun de dompter le fauve maléfique.

Le premier est très bon, ne nous fait aucun tort,
Il vit en harmonie avec ce qui le touche.
Il ne s'offense pas et met chacun d'accord,
Car son juste combat, toutes les fois fait mouche.

L'autre loup quant à lui, toujours plein de colère,
Il se bat contre tous, tout le temps sans raison,
Il ne peut pas penser, tant sa haine est entière,
Soldat perpétuel, fossoyeur d'unisson.

Il est parfois ardu de vivre tout cela
Lequel de ces deux loups, en nous l'emportera ?
La réponse est fort simple et en toi elle vit :
De ces loups, gagnera celui que tu nourris.

# Posté le mardi 04 août 2009 10:15

Modifié le vendredi 07 août 2009 12:08

TATOO

TATOO
Juste là devant moi, près de la clairière,
Je vois la jeune fille, un tableau si touchant,
Elle a dans le regard, comme une lumière,
A l'éclat pénétrant, flamboyant diamant.

Malgré l'obscurité, je distingue ses lèvres,
Joliment dessinées, des anges assoupis,
La lune offre à sa peau, de doux reflets mièvres,
Embrase ses cheveux, qu'elle a vraiment jolis.

Ils coulent en cascade, au creux de son épaule,
Colorés par de l'or, des nuances de feu,
Ondulant par instants, comme mus par le rôle
D'un acte de théâtre dont j'aime le jeu.

Se dévoilent alors, tant de regrets profonds
Que ses lèvres rougies ont eu à endurer,
De tristes souvenirs et de graves affronts
Causés par les brûlures d'un vent meurtrier.

Les affres de la vie, semblaient marquer sa peau
Griffée à tout jamais, aux crocs d'arbres noueux,
Déchirant son corps pur, qui fut pourtant si beau,
Le feu en farandole allumait ses cheveux.

Son regard, tristement, se brouilla d'une larme,
Mais elle me fixait, sans un mot, sans un cri,
J'avais le c½ur battant, une douleur à l'âme.
Soudain, en un instant, elle fuit dans la nuit.

# Posté le mardi 28 avril 2009 18:59

Modifié le vendredi 04 septembre 2009 17:59

rammstein

# Posté le jeudi 03 septembre 2009 14:10

danse macabre

danse macabre

Fière, autant qu'un vivant, de sa noble stature,
Avec son gros bouquet, son mouchoir et ses gants,
Elle a la nonchalance et la désinvolture
D'une coquette maigre aux airs extravagants.

Vit-on jamais au bal une taille plus mince ?
Sa robe exagérée, en sa royale ampleur,
S'écroule abondamment sur un pied sec que pince
Un soulier pomponné, joli comme une fleur.

La ruche qui se joue au bord des clavicules,
Comme un ruisseau lascif qui se frotte au rocher,
Défend pudiquement des lazzi ridicules
Les funèbres appas qu'elle tient à cacher.

Ses yeux profonds sont faits de vide et de ténèbres,
Et son crâne, de fleurs artistement coiffé,
Oscille mollement sur ses frêles vertèbres.
Ô charme d'un néant follement attifé.

Aucuns t'appelleront une caricature,
Qui ne comprennent pas, amants ivres de chair,
L'élégance sans nom de l'humaine armature.
Tu réponds, grand squelette, à mon goût le plus cher !

Viens-tu troubler, avec ta puissante grimace,
La fête de la Vie ? ou quelque vieux désir,
É peronnant encor ta vivante carcasse,
Te pousse-t-il, crédule, au sabbat du Plaisir ?

Au chant des violons, aux flammes des bougies,
Espères-tu chasser ton cauchemar moqueur,
Et viens-tu demander au torrent des orgies
De rafraîchir l'enfer allumé dans ton coeur ?

Inépuisable puits de sottise et de fautes !
De l'antique douleur éternel alambic !
A travers le treillis recourbé de tes côtes
Je vois, errant encor, l'insatiable aspic.

Pour dire vrai, je crains que ta coquetterie
Ne trouve pas un prix digne de ses efforts ;
Qui, de ces coeurs mortels, entend la raillerie ?
Les charmes de l'horreur n'enivrent que les forts !

Le gouffre de tes yeux, plein d'horribles pensées,
Exhale le vertige, et les danseurs prudents
Ne contempleront pas sans d'amères nausées
Le sourire éternel de tes trente-deux dents.

Pourtant, qui n'a serré dans ses bras un squelette,
Et qui ne s'est nourri des choses du tombeau ?
Qu'importe le parfum, l'habit ou la toilette ?
Qui fait le dégoûté montre qu'il se croit beau.

Bayadère sans nez, irrésistible gouge,
Dis donc à ces danseurs qui font les offusqués :
" Fiers mignons, malgré l'art des poudres et du rouge,
Vous sentez tous la mort ! Ô squelettes musqués,

Antinoüs flétris, dandys, à face glabre,
Cadavres vernissés, lovelaces chenus,
Le branle universel de la danse macabre
Vous entraîne en des lieux qui ne sont pas connus !

Des quais froids de la Seine aux bords brûlants du Gange,
Le troupeau mortel saute et se pâme, sans voir
Dans un trou du plafond la trompette de l'Ange
Sinistrement béante ainsi qu'un tromblon noir.

En tout climat, sous tout soleil, la Mort t'admire
En tes contorsions, risible Humanité,
Et souvent, comme toi, se parfumant de myrrhe,
Mêle son ironie à ton insanité !
CHARLES BAUDELAIRE

# Posté le mardi 25 août 2009 09:55

Modifié le vendredi 04 septembre 2009 17:11

UN DE MES TATOOS

UN DE MES TATOOS

# Posté le mardi 25 août 2009 08:13

DARK

DARK
Ecoute! Tu es le long, long serpent
Tortueux et vicieux
Tu siffles au fond d'un monde creux
Qui t'empêche d'oser
Prisonnier de ce trop vieux panier
Tes barreaux sont d'osier
Et tu peux t'en tirer
Doucement onduler
Ta prison est en toi
Le poison est en toi

Allez crache ton venin, crache ton venin
Crache ton venin crache ton venin
Mais donne-moi la main
Tu verras ce sera bien, enfin

Tu es une panthère dedans
Tu es seule maintenant
Mais il te faut chasser pour être rassasiée
Dans ta gueule, des poignards
Taquinent tes mâchoires
Et dans tes yeux l'espoir
Allume un feu tout noir, tout noir
Alors reste là, et attends moi
Bientôt c'est le moment

Fais toi les dents, fais toi les dents
Fais toi les dents, fais toi les dents
Maintenant!
Attention! En y mordant dedans
Tu te tâches de sang, pourtant...

Tu pleures?
Tu pleures tu n'as plus faim, tu regardes des mains
Tu pleures tu n'as plus faim, tu regardes deux mains
On ne mange pas sans se tâcher
Tu es un homme maintenant tu sais
Pourquoi toujours, pourquoi toujours
Pourquoi toujours mordre la main
Qui se tend vers ta main

Allez crache ton venin, crache ton venin
Je dis crache ton venin
Allez crache ton venin
Crache! crache!
Crache! crache ton venin
Crache! crache! (2x)
Crache ton venin
Crache! crache! (2x)
Crache ton venin
Crache! crache! (3x)
Crache! Crache! (3x)
Mais donne-moi la main
Tu verras ce sera bien
Enfin, enfin...

# Posté le mardi 12 mai 2009 17:43

Modifié le vendredi 02 octobre 2009 10:56

TATOO

TATOO

# Posté le lundi 14 septembre 2009 07:16